Prix du lait

Arrêtez les belles paroles, on veut des actes !

Depuis quelques mois, les éleveurs aveyronnais de vaches laitières avaient retrouvé une rémunération leur permettant de vivre de leur métier, de faire des projets sur leurs exploitations. Cette année, que certains ont qualifiée d’exceptionnelle, devrait être la norme !  Avec un prix de base moyen supérieur à 450 € pour 1 000 litres, 2025 a redonné de l’élan à la filière laitière. Cette dynamique se traduisait aussi par une augmentation des installations dans cette filière. 

L’éclaircie aura été de courte durée ! 

En effet, alors que l’année 2026 débute à peine, le prix chute de près de 60 € pour 1 000 litres. C’est une honte ! Alors que les producteurs ont répondu présents quand il a fallu produire plus, ils se retrouvent une nouvelle fois désavoués. 
Les négociations commerciales françaises avec la grande distribution constituent donc la seule véritable alternative pour 2026 afin de maintenir un prix du lait rémunérateur pour les producteurs. 

Aujourd’hui, cette même grande distribution refuse toute hausse des produits laitiers, sous prétexte d’une baisse des coûts de production pour les producteurs. Cet argument est totalement faux et profondément malhonnête. Le seul équilibre financier d’une exploitation agricole, comme toute entreprise, ne repose pas que sur ces coûts de production mais également sur ses charges de structures. 

Il est HORS DE QUESTION que le lait de consommation demi-écrémé soit vendu à moins de 1 € le litre en rayon. 

Dans un contexte de répartition équitable des marges, 5 centimes d’euro supplémentaires payés par le consommateur représentent 50 € de plus pour 1 000 litres pour le producteur (soit 50 centimes de plus par litre). La balle est donc dans le camp de la grande distribution pour permettre à nos producteurs de conserver une rémunération digne et prendre réellement en compte la valeur de la matière première agricole dans le prix payé par le consommateur. 

Le Salon de l’agriculture qui va s’ouvrir dans quelques jours va encore une fois voir la grande distribution s’afficher comme un soutien engagé et responsable des agriculteurs. 

Ce que nous exigeons, ce sont des actes réels de soutien du revenu des agriculteurs !